Dieu seul sait à quel point les droits de la femme me touche particulièrement. D’abord car j’en fait partie, et puis car je suis admirative de tout ce que nos grands-mères ont pu faire pour notre avenir. Je ne me revendique pas féministe, car je trouve le mouvement trop poussé, mais c’est quand même un combat qui me préoccupe.  Je vous en parlait, plus du côté sexuel l’an dernier dans cet article. Les choses changent encore aujourd’hui, et nous somme là pour ne pas vivre une régression des mentalités et instaurer une vraie égalité des sexes. Notamment avec le hashtag #balancetonporc qui fait un tabac ces derniers temps sur Twitter. Le principe est de raconter ses mésaventures d’harcèlement sur les réseaux. Que se soit dans la rue, entre amis, au travail et même en famille. Et ces témoignages sont parfois glaçant.
Depuis que l’affaire Weinstein a éclaté, dévoilant des dizaines d’actrices victimes d’agressions ou de harcèlement sexuel de la part du producteur américain, les langues se délient et les témoignages ne font que se multiplier. Presque exclusivement les femmes, alors qu’il en existe également chez les hommes, prennent leur courage a 2 mains et dénoncent des actes plus ou moins directs, plus ou moins limites, plus ou moins agressifs, plus ou moins vulgaires. Des agressions sexuelles. Des humiliations. Du harcèlement. Le but est de briser la glace et dévoiler au grand jour de quel façon certains hommes se comportent et voient les femmes de nos jours. Et le faite d’être écris sur la toile plutôt que raconter a haute voix est plus facile et aident beaucoup d’entre nous à enfin parler de leur traumatisme et se libérer d’un poids qui pèse parfois depuis bien trop longtemps sur leur conscience.

Le harcèlement de rue

Peu importe notre âge, on a toutes été confronté à un type d’harcèlement dans notre vie. Et je trouve ça quand même hallucinant d’avoir peur de sortir de chez soi à une heure un peu tardive, ne pas porter une jupe / short / robe de peur d’avoir des remarques d’hommes, qui jugent que c’est la porte ouverte à une main aux fesses ou à une petite (ou grosse) remarque bien salace. Certaines les enverront chier et d’autres seront mal à l’aise pour le restant de la journée. Avoir un souvenir amer de ce jour ou l’on c’est fait interpeller avec cette jupe. Car oui, avoir un « t’es jolie mademoiselle », « t’aurais un numéro » « t’es charmante » et j’en passe sont considérés comme du l’harcèlement de rue malheureusement souvent trop pris à la légère.

L’émission « Dossier Tabou » avait même réagit au sujet avec un reportage diffusé dimanche 1 octobre sur M6. Une avalanche de réactions furieuse de femmes et même d’homme a déferlé sur les réseaux sociaux suite à celui-ci. Preuve est que les choses ont encore besoin de changer. On pouvait y voir des jeunes hommes raconter, je cite : « porter une jupe ou un short dans la rue est une invitation à l’agression », « c’est de leur faute », « les femmes n’ont pas leur place dans les cafés, elles ne doivent pas être mélangé aux hommes ». Des hommes dénonçant la faute des la femme sans penser une seule seconde que la faute vient d’eux.

Quelques chiffres (selon IPSOS) :
72 % des femmes ont déjà été victimes de remarques déplacées et/ou insultes à connotation sexuelle dans un lieu public ou au travail
28 % des femmes ont souvent peur de sortir le soir en raison des risques de harcèlement et d’agressions sexuelles
43 % des femmes s’habillent différemment pour sortir le soir pour éviter des situations de harcèlement
80 % des Français estiment que le harcèlement sexuel envers les femmes est un phénomène répandu

Ces chiffres ne sont-ils pas révoltants ? Pour moi oui !

Le harcèlement professionnel

Mais le calvaire que subissent les femmes ne se limite pas à l’espace public. D’après une étude, 1 femme sur 5 est où sera harcelée sexuellement au cours de sa vie professionnelle. La population française est connue pour aimer l’humour noir et les blagues sexistes et très porté sur le sexe. Ayant travaillé dans plusieurs entreprises, je m’en rends doublement compte lorsqu’on est directement « impacté ». Certains lancent parfois une blague salace, parce qu’il ne résiste jamais à nous taquiner. Si la blague reste légère sans que cela ne sois réellement pensé, ce n’est pour moi pas gênant. Après, tout est une question de perception. Certaines blagues sexistes me feront éclater de rire et d’autre plutôt grincer des dents.
Mais au delà de l’humour de nos collègues, cela va parfois plus loin. Des attouchements, des appels sur notre téléphone privé, des sms ou même des mails. Certain chef/patron se permettent d’abuser de leur pouvoir sur leur employées. Et souvent, ces agressions n’existent que parce qu’ils jouissent du silence des autres.

 

La condamnation

Alors cet appel n’est pas là pour créer un acharnement sur TOUT les hommes. Même s’il existe nombre d’entre eux qui sont surpris de découvrir toutes les agressions horribles que subissent les femmes quotidiennement, d’autres sont bien conscient de tout cela. Là n’est pas l’idée de condamner, de culpabiliser tout les hommes, et de les mettre dans le même panier mais plutôt de mettre le doigt sur ceux qui osent lever la main sur leur femme, ceux qui osent nous agresser/violer/harceler gratuitement. Il y a eu des tweets innombrables. Et très peu de noms. Des paroles pour se libérer, mais pas une dénonciation. En aucun cas un règlement de comptes. Avant de parler de chasse à l’homme, il faudrait se dire qu’on a sous les yeux une gigantesque chasse aux femmes. Et au moment où ce gibier qui s’appelle leur mère, leur fille, leur compagne, leur sœur, tout prend soudainement une autre tournure.
Il y’a également des hommes bien. Et on les oublie trop souvent. La justice ne fait malheureusement rien ou très peu pour ces violences à nos jours, mais j’espère que cela changera.

 

Une dernière chose à vous dire…

Les filles, portez tout les vêtements que vous voulez, sortez le soir, profitez de mettre des shorts/jupes/robes lorsqu’il fait chaud. Ne vous privez jamais pour qui que ce soit ! Ne baissez pas la tête en passant devant un groupe d’hommes qui semblent agressif. Gardez la tête haute, soyez libre de vos gestes, de vos tenues et de vos idées. L’être humain est égal en tout point, et soyez fière d’être une femme libre !

 

 

À bientôt,