Je ne sais pas vraiment par ou commencer cet article. Je crois que je peux tout d’abord vous souhaiter une belle et heureuse année 2019. Qu’elle vous apporte tout ce que vous désirez. Et surtout une bonne santé, c’est le plus important !

Dernière nouvelle de ma part par ici en 2018, fin octobre, avec ce look que j’avais shooté lors que mes nombreuses prises vidéos pour cet article. Tout risque d’être fouillis mais j’ai tellement de choses en tête à vous écrire et en même temps si peu de mots pour les décrire. Tout se bouscule dans ma tête alors que rien ne change dans ma vie. Il y a plusieurs raisons identifiables pour lesquels j’ai disparu du blog pendant ces quelques semaines et d’innombrable non identifiable.

On se retrouve aujourd’hui, fin janvier. Je re-pointe le bout de mon nez tout doucement. Les statistiques du blog ont dégringolés. J’ai perdu beaucoup de visibilité et je ne reçois plus que très peu de mails de marques ou d’agences pour des collaborations et des évènements. Je n’ai jamais été de celle qui se rende malade à cause des chiffres, ou du moins pas ceux-ci, alors peu m’importe.
Même si je sais que vous êtes quelques-un(e)s (coucou maman) à me lire par ici, j’aime coucher sur le papier mes peurs, mes doutes et mes bonheurs avec plus de facilité que sur les réseaux sociaux. J’ai comme l’impression d’être dans ma bulle.
Alors voici le pourquoi du comment.

La confiance en soi

On en parle souvent à tort et à travers mais c’est une chose pourtant évidente. À l’ouverture du blog, j’en manquais cruellement et il m’a beaucoup aidé. Mais la confiance en soi, ça se gagne et ça se perd également tout aussi vite.
Je ne me suis jamais sentie véritablement à l’aise dans la blogosphère. Me mettre en avant n’a jamais été mon fort. Je préfère largement me cacher derrière mon écran d’ordi ou d’appareil photo pour m’exprimer plutôt que de le faire au grand public. La peur du jugement. La peur du ridicule. La frousse quoi. 
J’avais réussi un temps à passer au dessus de tout ça. Puis les événements de la vie m’ont rappelé à l’ordre. Une relation amoureuse qui s’arrête, quelques déceptions, une année de plus au compteur, de l’acné qui refais son apparition, des doutes professionnel. Un trop plein de petites choses qui peuvent vous paraître futile et/ou banal mais qui change une personne. 

  • Une relation amoureuse qui échoue implique une remise en cause. Pleins de questions sur ma façon de gérer mes émotions et mes futurs envies.
  • Une année de plus au compteur, et pas des moindres. Le fameux quart de siècle. Cette année fatidique ou la société te met au défi. La contradiction très forte entre toutes les choses qu’il faut réaliser au moins une fois dans sa vie, et les pressions plus raisonnables qui poussent à être calme et heureux. 
  • L’acné qui peut paraître une fourmi dans cette liste, mais qui ne l’ai pas pour autant. La difficulté de se regarder dans le miroir dans se dénigrer. La difficulté d’assumer d’avoir une peau tapis de bouton au boulot face à mes collègues. Être gênée, être honteuse. La difficulté de l’accepter.
  • Des doutes professionnel qui ne cessent de s’accumuler dans ma tête. Avoir envie que ça bouge, mais avoir bien trop peur de quitter mon confort.

Une histoire d’objectifs

La pression. Sociale, matérielle, financière, familiale, affective… Tout doit être parfait.
Avoir un(e) compagnon/ne, avoir un travail stable, être heureux, acheter un appartement/maison, faire des enfants, être écolo, manger sainement, faire des économies, devenir quelqu’un, avoir des diplômes, faire du sport, bien s’habiller, voyager… Et le faire sans échouer car l’erreur, c’est pas dans la liste.  Tout faire pour surtout (par pitié) ne pas être un looser !
Pourquoi n’aurait-on pas le droit de se tromper, d’échouer et de recommencer ? Alors la solution c’est ça ? Vivre pour les préjugés et les objectifs que les autres et la société nous inflige ? Être des copier-coller sans originalité ni différence ?

Depuis quelque mois, je n’ai jamais autant ressentie cette sensation de pression. Par les autres et par moi-même. Je me suis toujours fixé des objectifs et des rêves. Un chemin de vie tout tracé dans ma tête qui dégringole petit à petit. Le château de carte s’écroule et la réalité m’arrive en pleine face. Et comme mon cerveau n’est jamais en OFF, tout tourne en boucle inévitablement. C’est fou comme nos modèles sociaux et nos cerveaux sont conditionnés… Alors, peut-être que comme mon animal totem, le chat, dans mes 7 prochaines vies, tout sera différent.

La tyrannie du bonheur

Un nouveau stupéfiant collectif : le culte du bonheur. Devenu comme un produit de consommation au même titre que les régimes, le succès professionnel et le dernier iPhone. J’en fais une overdose ! 
Doit-on s’obliger a être heureux, ou le paraître tout au long de la journée ? Devoir sourire et être de bon humeur continuellement, même lorsque qu’on ne l’est pas vraiment.

Instagram en a fait l’un de ses gagne-pain. Mettre constamment en avant la nécessité d’avoir toujours une attitude volontaire et positive. Exposer au monde entier sa vie privée d’un grand éclat de bonheur. Le cracher au plus possible à la figure de ceux qui n’ont pas forcément envie de le voir comme s’il s’agissait d’une nécessité pour être véritablement heureux. 

Alors, vous allez me dire que je fais la même chose avec mon blog et Instagram. Peut-être un peu. Où peut-être pas. Vous n’êtes pas dupe. On sait tous qu’on choisi ce qu’on décide de montrer. 
Je ne vous montre pas lorsque je pleure pour x raisons. Mais je ne vous montre également pas les moments de joie que je passe entre amis ou en famille. Je ne vous montre pas ma réelle intimité, ma vraie personne.
Ne vous sentez pas trahis par cette « révélation ». Simplement, je pense qu’internet nous l’impose. Je reste moi même tout en étant une autre personne derrière mon clavier. Je prend un peu de Clémence pour en faire Lyonnaisementvotre. J’enjolive les choses. Je retouche mes photos. Je fais de belles mises en scène. Je crée une personne que vous aimerez voir, vous !

Lâcher prise

Ça veut dire quoi ? Le lâcher prise est l’action qui consiste à laisser de côté ce qui nous empêche d’aller bien.
Prendre conscience que je ne suis pas exactement la même personne que celle que j’aurais rêvé d’être pour une personne idéaliste et perfectionniste comme moi, c’est difficile. Je pense que se sera mon plus grand challenge pour 2019. Accepter la réalité telle que je la vis ou telle qu’elle se présente ici et maintenant. Je me suis toujours sentie différente, et il est temps d’assumer et d’en faire une force. Ma vie est une dualité constante. Je navigue dans une barque qui tangue à bâbord puis à tribord depuis ma naissance. C’est le moment d’apprendre à manoeuvrer.

À bientôt,